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Entretien avec Leone Dibello

Leone Dibello, le maquillage permanent avec passion

Ink Me Up : Qui es tu-vraiment ? Et d’où viens-tu ?

Leone : Je suis italien, expert en maquillage permanent et je vis à Bologne depuis 24 ans. Je viens en France ponctuellement pour réaliser des dermopigmentations, faire des formations et m’informer sur les nouvelles techniques. J’adore voyager à titre personnel et pour mon travail, je parle plusieurs langues et je suis passionné de musique, d’art, de théâtre et bien sûr je suis passionné par mon travail : la dermopigmentation.

Ink Me Up : Quelle est ton histoire et ton parcours ?                                           

Leone : Mon parcours est composé de voyages, de travail, de respect d’autrui et ce dans le monde du spectacle, de la mode (maquillage) et du maquillage permanent. J’ai commencé en tant que maquilleur et pianiste dans le monde du spectacle. Le goût du voyage m’a ensuite porté sur les bateaux de croisière depuis la méditerranée jusqu’aux caraïbes. En quelques années, j’ai fait le tour du monde et ai rencontré différentes cultures, ce que j’ai adoré. Après la mer et les voyages, je rentre sur la terre ferme à Milan pour intégrer une académie de formation en maquillage dans laquelle j’obtiens mon diplôme d’artiste maquilleur. Très à l’aise avec les gens, je côtoie le monde de la télévision et de la mode pour qui je propose mes services de maquilleur. Cela me mène très vite à rencontrer la maison Gianni Versace, qui me propose une collaboration et en peu de temps je deviens leur ambassadeur pour les pays du proche orient, et de fait je repars à l’étranger pour représenter la marque de maquillage Versace. Cette expérience m’a permis de consolider mes connaissances sur la physionomie du visage et à cerner tout de suite les besoins esthétiques d’une personne. Les hasards de la vie me mènent à Bologne, où je commence à m’intéresser au maquillage permanent. Je rentre dans un centre de formation de dermopigmentation en 1996 et suis très vite attiré par les techniques, le travail des pigments et de la couleur, l’écoute des clients et le travail bien fait avec minutie et patience. Le maquillage permanent était fait pour moi et mon passé de maquilleur m’a aidé à devenir un dermographe reconnu en Italie. Je deviens également formateur et ce pendant 10 ans en Italie avant que mon goût du voyage et ma soif de connaissances me poussent à sortir de mes frontières pour aller me perfectionner dans d’autres pays. Désormais, depuis plus de 20 ans je voyage dans le monde pour découvrir ou adapter des idées de techniques en dermopigmentation, j’offre mes services de dermographe et de formateur.

Ink Me Up : Quel conseil donnerais-tu pour être dermographe ?                    

Leone : Selon moi, pour être un(e) professionnel(le) de la dermopigmentation, il convient d’avoir de l’amour, de la passion, de la patience, des connaissances solides et des capacités d’investissement. Je m’explique : l’amour est pour moi le grand dénominateur, qui fait bouger le monde et les choses. La passion est l’arme qui te fait agir, et qui te donne des convictions dans ce que tu es et avec qui tu interagis. La patience te permet d’être à l’écoute des gens et de toi-même et de prendre le temps de peaufiner ta façon de pigmenter. Chacun a son style qui se respecte. Les connaissances acquises en formation, en perfectionnement et par l’expérience sont bien sûr les bases pour s’améliorer constamment. Pour cela, il est toujours bien de réinvestir une part de ses revenus pour découvrir de nouvelles techniques, de nouvelles couleurs et toujours garder à l’esprit que chacun peut se perfectionner et devenir meilleur.

« C’est difficile de rester au sommet de son art, il faut constamment se remettre en question pour progresser ! »

Ink Me Up : Quelles sont tes techniques préférées ?             

Leone: J’adore mon métier, donc j’aime toutes les techniques des plus légères et sophistiquées aux plus appuyées et marquées, que ce soit une technique manuelle (microblading) ou avec un dermographe motorisé, que ce soit de l’ombrage, du poil à poil (naturel ou croisé), du poudré ou du dégradé, tout est très bien et je ne préconise pas une technique plus qu’une autre. Ce qui est important, c’est de pouvoir personnaliser ces techniques et les adapter aux besoins des clients en leur apportant conseil.

Ink Me Up : Que souhaites-tu pour le devenir de cette profession ? Comment vois-tu la profession évoluer ?

Leone : Ce que je souhaite pour le devenir de cette profession se tient à plus de professionnalisme dans la pratique et moins de show business et de « paillettes ». Bien sûr il est important de savoir communiquer aux clients ou sur les réseaux sociaux sur ses prestations et les techniques prônées et d’ailleurs chacun est capable de le faire à son niveau, ce qui est souhaitable. Mais avant tout, les professionnels du métier ont pour vocation de garder en tête de respecter la peau et le client, de continuer à se perfectionner et de donner le meilleur d’eux-mêmes pour chaque prestation. C’est vraiment une philosophie de vie qui se partage, une éthique professionnelle qui se mérite et qui pourrait être davantage étendue à mon avis. Ensuite, il est vrai, nous pourrions envisager de nouveaux pigments qui restent plus longtemps dans la peau mais à quel niveau de qualité ? Les couleurs d’une dermopigmentation s’estompent au bout de quelques années et c’est pour cela qu’une retouche annuelle est souvent nécessaire. C’est peut être mon coté italien sensible qui ressort mais je trouve que l’éphémère est plus beau. Au final n’est-ce pas mieux ainsi ? Sinon dans certains pays d’Europe, des esthéticiennes peuvent pratiquer des injections (comme d’acide hyaluronique). Est-ce un vecteur de développement pour la profession ? Cela mérite réflexion et devrait par contre être mieux encadré avec une législation plus poussée sur ces pratiques presque médicales. Au niveau des moteurs, il existe déjà des appareils sans fil ou en wifi et il est fort possible que cela devienne la norme de manière plus générale dans les années à venir. Enfin la dermopigmentation concerne bien plus les femmes que les hommes aujourd’hui. Peut être 1000 fois plus de femmes se font pigmenter que d’hommes. Cependant nous voyons de plus en plus la gente masculine s’intéresser à ces prestations, que ce soit pour les sourcils, les yeux ou les lèvres. Ce serait un nouveau vecteur de développement pour la profession.

Ink Me Up : Merci Leone pour ces précieux conseils et cette vision éclairée sur la dermopigmentation !

Site web : www.ink-me-up.com

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