Beauté et Lifestyle,  Instituts et Dermographes,  Maquillage permanent

Le maquillage permanent : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Le maquillage permanent : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Laquelle d’entre nous n’a jamais rêvé de sourcils impeccablement dessinés, d’une bouche finement ourlée et délicatement colorée, au saut du lit, tout au long de la journée, ou à la plage ? C’est la promesse bien tentante du maquillage permanent qui n’est ni plus ni moins qu’un tatouage résultant de l’insertion sous la surface de la peau de fines aiguilles contenant des pigments colorés. C’est une pratique ni anodine ni sans danger. Quelques précautions sont indispensables avant de se lancer et on vous explique comment avoir un maquillage permanent au top.

Aucun diplôme ni aucune formation technique ne sont requis pour ouvrir un salon de maquillage permanent (ou de tatouage ou de piercing). Depuis le 12 décembre 2008 seul un stage dit « hygiène et salubrité » de 21 heures réparties sur 3 jours est obligatoire. Quels sont les sujets abordés lors de ce stage : rappel des réglementations relatives au tatouage et au perçage et des normes concernant les encres, quelques généralités d’anatomie, règles d’hygiène, antiseptiques et désinfectants, généralités sur les risques allergiques et infectieux, règles de protection du travailleur, élimination des déchets, nettoyage et désinfection de l’espace de travail, savoir mettre en œuvre les procédures d’asepsie. Si vous avez le moindre doute dans un salon de maquillage permanent, n’hésitez pas à demander à la personne son certificat de stage. Elle est tenue de vous le présenter.

Deuxième point et non des moindres, le matériel. Il en existe de toutes les sortes et aussi à tous les prix. Sur AliExpress on trouve des machines à une soixantaine d’euros ! Comme on a vu plus haut qu’aucun diplôme n’est requis, on imagine sans peine le genre de prestation que l’on peut effectuer sans formation avec un appareil à 60 euros. L’appareil doit être bien un dermographe porteur du marquage CE, et non un tricodermographe (prévu pour procédures de dermopigmentation du cuir chevelu) ou une machine à tatouer. Un dermographe de qualité coûte plusieurs milliers d’euros (7000 euros est un tarif courant) d’où les tarifs dans un salon digne de ce nom et effectuées par un spécialiste. Fuyez les prestations « bouche » ou « sourcils » à 150 euros ! Pour les encres: norme CE obligatoire, flacon stérile et en unidose, base aqueuse. Elles sont miscibles entre elles pour obtenir de nouveaux coloris mais sachez qu’un professionnel qui ne possède qu’un nombre restreint de couleurs ne sera pas à même de fabriquer la teinte qui vous convient le mieux. D’autre part, des encres de moindre qualité n’auront pas de tenue dans le temps et les pigments les plus fragiles auront tendance à s’effacer pour laisser la place aux couleurs primaires. Ce qui donne des tons rouges-orangés ou bleutés. Différence entre un flacon à moins de 10 euros et un à 100. Toutefois pour rester objectif, il faut reconnaître que la tenue dans le temps d’une encre même exceptionnelle dépend de l’exposition aux UV, de la peau de la cliente, et de l’exfoliation naturelle ou mécanique de la peau. C’est pourquoi il n’est pas tout à fait correct de parler de maquillage permanent puisque dans les faits, il dure environ 3 ans en moyenne.

maquillage permanent des lèvres
bouche liséré
maquillage permanent des sourcils
sourcil fini

Maintenant, munie de tous ces bons conseils il ne vous reste plus qu’à choisir votre spécialiste. Il existe aujourd’hui une plateforme de réservation qui permet région par région de prendre rendez-vous avec des professionnels reconnus qui répondent à des critères drastiques. Connectez-vous directement avec votre profil Facebook, répondez à quelques questions qui serviront à cerner le service qui vous convient et téléchargez quelques photos. www.ink-me-up.com

Si vous êtes à Paris ou région parisienne, nos deux salons préférés sont www.longtimeliner.fr avenue de la Bourdonnais dans le 7e ou www.maud-maquillage-permanent.com à la Muette dans le 16e. Les 2 sont également centres de formation, gage de professionnalisme.

microblading
microblading

Judith Girard-Marczak

Source : Jardin des Modes (jardindesmodes.fr)
Lire article original

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *